Des bactéries pour remplacer le Pétrole (découverte)
Le CO2 se transforme en carburant

Dans la revue Nature
du 9 décembre 2009 :
Les travaux d’une équipe de chercheurs de l’université de Los Angeles UCLA
(centre des sciences appliquées de la Henry Samueli School of Engineering).
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Cette équipe annonce avoir modifié génétiquement des bactéries qui aspirent le CO2 (le dioxyde de carbone) et produisent un liquide vert qui peut servir de carburant
Ce carburant est de l’isobutanol

Le produit final est cet alcool qui peut faire tourner un moteur et remplacer le pétrole.
La réaction chimique ne nécessite que l’énergie du soleil
Les chercheurs ont utilisé des cyanobactéries qui réalisent la photosynthèse depuis la nuit des temps. Ce mécanisme de la photosynthèse ils l’ont (re)programmé pour transformer le CO2 en carburant en utilisant la lumière du soleil.
« C’est en cela que ces recherches sont cruciales pour une économie verte » explique le chef de l’équipe James C. Liao qui met en avant les 2 avantages majeurs de ce procédé.
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Facile à produire et Zéro pollution
1 – Réduction des émissions de gaz à effet de serre
Ce système est vertueux. Il permet de recycler le dioxyde de carbone (Co2) qui est utilisé pour produire un carburant.
Avec le pétrole la combustion provoque des émissions de gaz à effet de serre, ici, c’est zéro effet de serre à la fabrication de l’isobutanol et à l’utilisation car ce carburant ne dégage pas de gaz polluant
2 – Efficace directement
C’est un avantage important par rapport aux autres biocarburants. Ils sont fait à base de plantes (maïs etc…) ou d’algues et nécessitent plusieurs étapes intermédiaires avant d’arriver à un carburant utilisable.
Avec ce procédé la production est simple et le produit est utilisable tout de suite dans la plupart des voitures.
Dernière précision de James C. Liao:
« Un lieu idéal pour ce système serait à côté de centrales existantes qui émettent du dioxyde de carbone. Cela veut dire capturer du gaz à effet de serre et le recycler directement en combustible liquide »













« Avec le pétrole la combustion provoque des émissions de gaz à effet de serre, ici, c’est zéro effet de serre à la fabrication de l’isobutanol et à l’utilisation car ce carburant ne dégage pas de gaz polluant »
La combustion de l’isobutanol ( (CH3)2CHCH2OH ) dégage du CO2 ; il n’y a là pas de miracle. Ce même CO2 retourne donc finalement où il était à l’origine : dans l’atmosphère, autrement dit le bilan carbone est nul.
Cependant, ca fait un moyen de liquéfier facilement le CO2, donc si ca marche aussi bien que promis, on peut réinjecter très facilement des hydrocarbures dans le sol :)
Mais j’ai tendance à me méfier des découvertes trop spectaculaires (même si publiés par ‘Nature’); ca fait souvent ‘pschitt’…
« C’est un avantage important par rapport aux autres biocarburants. Ils sont fait à base de plantes (maïs etc…) ou d’algues et nécessitent plusieurs étapes intermédiaires avant d’arriver à un carburant utilisable. »
Un moteur diesel peut fonctionner, avec très peu d’adaptations, voire aucune, avec de l’huile de tournesol (type celle utilisée en cuisine). Et pour produire l’huile, un simple pressoir suffit. Ah… la désinformation des pétroliers en France…